Voicitoutes les solution CapacitĂ© Ă  participer aux Ă©motions des autres. CodyCross est un jeu addictif dĂ©veloppĂ© par Fanatee. Êtes-vous Ă  la recherche d'un plaisir sans fin dans cette application de cerveau logique passionnante? Chaque monde a plus de 20 groupes avec 5 puzzles chacun. Certains des mondes sont: la planĂšte Terre, sous la Il est important d’apprendre Ă  accueillir, dĂ©coder et prendre soin de ses propres Ă©motions au travail. Une fois qu’on y est soi-mĂȘme parvenu, on peut passer au stade Ă©largi faire de la place aux Ă©motions des autres. Une compĂ©tence essentielle de l’intelligence Ă©motionnelle et un gage d’harmonie, de cohĂ©sion et de collaboration saine et efficace dans l’entreprise. A en croire les rĂ©actions sur les rĂ©seaux sociaux suscitĂ©es par nos articles sur les Ă©motions au travail, beaucoup de personnes sont convaincues de l’importance de leur faire de la place, mais dĂ©clarent, avec un certain fatalisme, que c’est illusoire parce que ni l’environnement professionnel, ni les personnes qui nous entourent, ne nous en donnent la possibilitĂ©. En effet, pour s’autoriser Ă  exprimer ses Ă©motions, nous avons besoin de nous sentir en sĂ©curitĂ© et en confiance. Des conditions trop souvent absentes des environnements de travail, oĂč est plutĂŽt encouragĂ© l’esprit de compĂ©tition. Nous avons alors tendance Ă  nous "autobrider" pour ne rien laisser paraĂźtre, Ă  museler nos sentiments, par peur des autres, de leur jugement, par crainte qu’ils en profitent pour s’en servir contre nous si nous nous montrions trop sincĂšre ou vulnĂ©rable. Beaucoup d’équipes pĂątissent par consĂ©quent du mĂȘme problĂšme une communication rompue. On ne se "dit pas" les choses. On n’ose pas s’avouer les frustrations, les colĂšres, les jalousies. Puisque personne ne dit rien, chacun se retrouve Ă  faire des suppositions. Les non-dits s’accumulent, gĂ©nĂ©rant malentendus et conflits larvĂ©s. Tout cela mine considĂ©rablement la qualitĂ© des relations au travail qui, on le sait, constitue l'un des principaux facteurs de bien-ĂȘtre. Pour que les Ă©motions puissent enfin retrouver leur juste place dans les relations, c’est donc l’attitude collective qui est Ă  revoir. Charge Ă  chacun d’adopter la bonne posture pour laisser aux autres la libertĂ© d’utiliser leurs Ă©motions au travail et favoriser un climat positif et bienveillant. Les managers sont les premiers concernĂ©s. Ce sont eux, les pivots de la cohĂ©sion et de l’ambiance au sein de leurs Ă©quipes. Manager par les Ă©motions favorise le sentiment d’appartenance et de reconnaissance, et permet de comprendre les besoins propres Ă  chacun et de cerner les leviers de motivation. D’ailleurs, les leaders les plus inspirants sont souvent ceux capables d’entrer en connexion Ă©motionnelle avec leurs Ă©quipes et collĂšgues. Les managers ont tout Ă  gagner Ă  encourager la prise en compte des Ă©motions dans leur management et le fonctionnement de leurs Ă©quipes gestion plus sereine des tensions, collaboration plus efficace, dĂ©veloppement de l’intelligence collective, renforcement de l’engagement. NĂ©anmoins, il n’y a pas que les managers qui ont un rĂŽle Ă  jouer. Vous aussi vous pouvez faire votre part et contribuer, Ă  votre mesure, Ă  donner leur place aux Ă©motions dans vos relations au travail. Voici quelques conseils pour y parvenir. Donner l'exemple Bien comprendre ses propres Ă©motions est un prĂ©alable nĂ©cessaire pour pouvoir s'ouvrir Ă  celles des autres. Oser soi-mĂȘme montrer ses Ă©motions encouragera les autres Ă  le faire. Les managers, en particulier, ont intĂ©rĂȘt Ă  ouvrir la voie. Faire preuve d’exemplaritĂ©, c’est aussi respecter certaines bonnes pratiques lorsqu’on partage ses Ă©motions. Enfin, cela passe par cultiver des Ă©motions confiance, optimisme
 qui, par effet de miroir, favorisent un climat bienveillant et authentique. Cultiver son empathie L’empathie est la capacitĂ© Ă  comprendre les Ă©motions des autres, Ă  ne pas confondre avec la compassion ou la sympathie qui impliquent de partager lesdites Ă©motions. Ici, il s’agit de s’ouvrir aux ressentis des autres, tout en maintenant une certaine distance pour ne pas se laisser dĂ©border. Un vrai dĂ©fi pour certains, car on ne nous a pas appris Ă  rĂ©agir de façon appropriĂ©e face aux Ă©motions des autres, Ă  trouver le juste Ă©quilibre entre les prendre trop Ă  coeur et s’en dissocier. TrĂšs souvent, on projette par rĂ©flexe nos propres expĂ©riences et sentiments plutĂŽt que de garder un oeil neutre sur ce que vit et ressent l’autre. On se retrouve parfois Ă  Ă©prouver des difficultĂ©s Ă  garder notre sang-froid et Ă  rĂ©pondre Ă  la colĂšre par de la colĂšre. Ou bien Ă  Ă©noncer des petites phrases qui nient l’émotion de l’autre du style "ce n’est pas grave", "inutile de te mettre dans tes Ă©tats pareil" ou "tu exagĂšres". Dans ce cas, une attitude plus empathique permet de remplacer ces phrases par d’autres comme “je comprends”, qui montrent qu’on reconnaĂźt Ă  l’autre le droit de ressentir ces Ă©motions. Pour aller plus loin Pour apprendre Ă  verbaliser prĂ©cisĂ©ment vos Ă©motions > tĂ©lĂ©charger le guide gratuit proposĂ© par Bloomr. Ecouter sans juger L’écoute est le meilleur moyen de permettre Ă  l’autre de se sentir entendu, compris et en confiance pour exprimer ses Ă©motions. Il s’agit d’accueillir ses sentiments sans les minimiser, sans condition et sans chercher Ă  rationaliser. Pour apprendre Ă  Ă©couter, on peut appliquer les principes de l’écoute active. Cette technique consiste Ă  Ă©couter son interlocuteur en lui consacrant son attention exclusive, en l’interrompant le moins possible et en Ă©vitant toute interprĂ©tation ou tout jugement. Elle permet de mettre l’autre en confiance pour l’inciter Ă  s’ouvrir. Aider Ă  nommer Pour aider l’autre Ă  nommer ses Ă©motions, Ă©tape essentielle pour parvenir Ă  les comprendre et Ă  les exprimer, le dialogue est un atout prĂ©cieux. Vous pouvez amener une personne Ă  pousser sa rĂ©flexion plus loin et Ă  rĂ©ussir Ă  formuler son besoin, en le questionnant avec bienveillance. Posez des questions ouvertes et neutres pour l’aider Ă  creuser son ressenti "qu’est-ce que tu veux dire par
?". VĂ©rifiez avec lui que vous avez bien compris ce qu’il ressent en reformulant ses propos "J’ai l’impression que tu es frustrĂ©, je me trompe ?” plutĂŽt que “tu es frustrĂ©". Pour aller plus loin Communication Non Violente mode d'emploiLa CNV s’attache Ă  instaurer entre les ĂȘtres humains, des relations fondĂ©es sur une coopĂ©ration harmonieuse, sur le respect de soi et des autres. Comprendre les besoins Aidez l’autre Ă  nommer, d’abord, et Ă  comprendre les besoins qui se cachent derriĂšre ses propos ou son comportement. Puis, si possible, Ă  trouver une solution ensemble pour y rĂ©pondre. Par exemple, Marie et LĂ©o, son manager, ont un dĂ©saccord qui mĂšne Ă  une discussion un peu Ă©nergique en rĂ©union. Marie craque et se met Ă  pleurer. Sa rĂ©action semble disproportionnĂ©e. LĂ©o prend le temps d’en discuter calmement avec elle, seuls Ă  seuls. Marie est trĂšs stressĂ©e et fatiguĂ©e, et elle ne supporte plus l’agitation permanente de l’open space qui ajoute Ă  sa pression. Elle a besoin de calme pour travailler. Ensemble, ils dĂ©cident de lui accorder une journĂ©e de tĂ©lĂ©travail par semaine. LĂącher prise Laisser les Ă©motions entrer dans les relations au travail favorise des environnements plus sains, mais pas forcĂ©ment plus calmes. Lorsqu’on ĂŽte le couvercle, et qu’on autorise chacun Ă  s’exprimer, cela risque de crĂ©er quelques remous et agitations jusqu’ici contenus. Dans ces conditions, il est bon d’apprendre Ă  accepter que vous ne pourrez pas contrĂŽler les Ă©motions des autres, ni leur rĂ©action. Faites de votre mieux pour les accueillir avec bienveillance et recul. Cet article clĂŽture notre dossier pour faire de la place aux Ă©motions au travail. Tout au long de cette sĂ©rie, nous vous avons invitĂ©s Ă  Ă©couter et comprendre vos propres Ă©motions, Ă  les utiliser pour guider vos actions, mais aussi Ă  vous servir de cette capacitĂ© pour amĂ©liorer vos relations au travail et cultiver votre intelligence Ă©motionnelle. Tout ceci est un cheminement qui vous aidera Ă  garder la main sur vos Ă©motions, non pas pour les “gĂ©rer” mais pour les rĂ©guler afin qu’elles vous aiguillent, vous protĂšgent et mĂȘme vous donnent de l’énergie. Il ne s’agit pas d’ĂȘtre dans le contrĂŽle permanent au dĂ©triment de la spontanĂ©itĂ© mais de vous connecter Ă  votre baromĂštre interne pour savoir Ă  quel moment appuyer sur pause pour vous mettre Ă  l’écoute de vos Ă©motions et Ă  quel moment laisser libre cours. Beaucoup de personnes Ă©touffent leurs Ă©motions pour ne pas paraĂźtre vulnĂ©rable. En rĂ©alitĂ©, la bonne maĂźtrise des Ă©motions vous donne de la puissance et un certain contrĂŽle sur ce qui se passe autour de vous. C’est aussi une façon de se libĂ©rer de la peur du pouvoir que les autres pourraient avoir sur vous car plus vous ĂȘtes au clair et en paix avec vos Ă©motions, moins les autres ont d’emprise sur ce que vous ressentez. => TESTEZ-VOUS Calculez votre quotient Ă©motionnelPour s'adapter Ă  un monde en mouvement, l'intelligence classique ne suffit plus. Nous devons quotidiennement faire appel Ă  ce que l'on nomme l'intelligence Ă©motionnelle notre capacitĂ© Ă  utiliser au mieux nos Ă©motions et notre intuition. PopularisĂ©e par le journaliste amĂ©ricain Daniel Goleman, la notion d'intelligence Ă©motionnelle est aujourd'hui trĂšs opĂ©rante. Elle permet de comprendre pourquoi, Ă  QI Ă©gal, certains s'Ă©panouissent et rĂ©ussissent mieux que d'autres... Faites ce test en suivant votre intuition.

aideau relĂąchement des tensions musculaires. amĂ©liore la mobilitĂ© articulaire. soulage certaines douleurs. augmente la capacitĂ© respiratoire. stimule la circulation sanguine et l’irrigation des tissus. amĂ©liore la digestion et rĂ©duit la constipation. . Sur un plan mental et Ă©motionnel : apaise et permet une meilleure gestion du stress.

Publication commentĂ©e Texte Notes Citation RĂ©dacteur Omar Zanna, Le corps dans la relation aux autres. Pour une Ă©ducation Ă  l'empathie, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. Le sens social », 2015, 215 p., ISBN 978-2-7535-3565-7. Haut de page Texte intĂ©gral 1 L’auteur s’est intĂ©ressĂ© aux mineurs incarcĂ©rĂ©s, aux mineurs dĂ©linquants pris en charge par des str ... 2 L’auteur mobilise des rĂ©fĂ©rences thĂ©oriques issues de plusieurs disciplines sociologie, psycholog ... 3 La force du propos repose des outils mĂ©thodologiques variĂ©s et complĂ©mentaires observations, entr ... 4 Zanna O., Un monde particulier de sĂ©lection sportive. Le phĂ©nomĂšne de dĂ©perdition des effectifs en ... 5 Zanna O., Comprendre l’altĂ©ration du lien social pour le restaurer par une Ă©ducation Ă  l’altĂ©ritĂ© ... 1Le corps est au centre de la relation aux autres. Il joue un rĂŽle essentiel dans la construction de liens entre les individus au sens oĂč il peut ĂȘtre directement perçu par autrui. En outre, il serait mĂȘme le reflet de l’identitĂ© personnelle. Il rĂ©vĂšle une partie de soi-mĂȘme et participe d’une communication corporelle » p. 91. Le corps est donc au centre d’enjeux importants. Il peut conduire Ă  la cristallisation d’une relation interpersonnelle ou mener Ă  sa destruction. On peut donc saisir l’ambivalence du corps opĂ©rateur de la construction de lien entre les individus ; mĂ©diateur participant de la dĂ©construction des relations Ă  autrui. Omar Zanna s’intĂ©resse Ă  cette problĂ©matique sous un angle encore inexplorĂ©. En s’appuyant sur des individus aux relations sociales altĂ©rĂ©es1, l’auteur essaie de montrer en quoi le corps participerait de la restauration de lien entre les individus. Il construit sa dĂ©marche sur la mobilisation de rĂ©fĂ©rences issues de champs disciplinaires variĂ©s2 ; sur des enquĂȘtes de terrain aux mĂ©thodes plurielles3 ; ou encore sur le recours Ă  des concepts thĂ©oriques comme l’éducation Ă  l’empathie », la douleur socialisante » ou l’éducation par le corps ». L’ouvrage rend compte d’une dizaine d’annĂ©es d’enquĂȘtes. Il permet Ă  Omar Zanna d’exposer la cohĂ©rence de son parcours professionnel et personnel de ses premiers travaux4 Ă  son habilitation Ă  diriger des recherches5. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, l’ouvrage se fait l’apologie d’une Ă©ducation Ă  l’empathie. 6 Feshbach N. D., Learning to care a positive approach to child training and discipline », Journa ... 2L’auteur milite pour une recherche-action. Il propose des rĂ©ponses concrĂštes Ă  des problĂ©matiques de terrain. Il montre l’intĂ©rĂȘt d’une Ă©ducation Ă  l’empathie sur un plan thĂ©orique pour justifier sa mise en application pratique. L’originalitĂ© de l’ouvrage rĂ©side dans la proposition d’exercices permettant de restaurer la capacitĂ© Ă  reconnaĂźtre les Ă©motions d’autrui, la capacitĂ© Ă  assumer le point de vue d’autrui, et la capacitĂ© Ă  manifester de la sensibilitĂ© »6 p. 119. Les exercices proposĂ©s sont exposĂ©s de maniĂšre didactique, ce qui permet mĂȘme Ă  des lecteurs Ă©trangers Ă  la mĂ©thode de l’auteur de mettre en place des programmes de restauration Ă  l’empathie adaptĂ©s. Le chercheur suit une dĂ©marche particuliĂšre mise en place d’une enquĂȘte visant Ă  faire Ă©merger des constats ; recours Ă  des rĂ©fĂ©rences thĂ©oriques ; et proposition d’actions concrĂštes tenant compte Ă  la fois des constats et des concepts mobilisĂ©s. La force du propos repose sur cette dĂ©marche. 3L’enquĂȘte auprĂšs des mineurs dĂ©linquants est centrale dans l’ouvrage. Par exemple, l’auteur constate une altĂ©ration de lien social pour le mineur dĂ©linquant incarcĂ©rĂ©. Ce dernier interagit avec [un] nouvel environnement » p. 93. Il se trouve progressivement dĂ©possĂ©dĂ© de lui-mĂȘme et se doit de respecter un ensemble de rĂšgles avec lesquelles il avait pris l’habitude de se dĂ©tacher. Les relations entre les individus sont perturbĂ©es. Omar Zanna construit ce constat au cours d’une enquĂȘte auprĂšs de deux quartiers mineurs des maisons d’arrĂȘt de Nantes et de Brest » p. 77. Il recourt aux entretiens, aux reconstitutions biographiques et aux observations. Il note que le corps joue un rĂŽle pour re crĂ©er une sorte de lien entre les mineurs dĂ©linquants et donne l’exemple du football en prison. Ce dernier peut permettre de gagner une place, une position valorisĂ©e au sein du groupe de pairs, une considĂ©ration. Il peut aussi rĂ©trograder, relĂ©guer, discriminer. Les buteurs » p. 95 par une prise de risque rĂ©itĂ©rĂ©e sont valorisĂ©s par les autres. Idem pour les jongleurs ». Ils tentent des gestes techniques vouĂ©s Ă  l’échec mais sont applaudis par leurs pairs. Les nouveaux sont testĂ©s. Ils peuvent ĂȘtre exclus par les autres s’ils ne jouent pas correctement. L’utilisation du corps rĂ©vĂšle un concentrĂ© d’identitĂ© » p. 97. L’exemple du football permet de saisir ce qui se joue autour de la mise en scĂšne du corps des dĂ©tenus les prĂ©misses d’une restauration de lien social. Pourtant, le lecteur pourrait se demander pourquoi la question de l’hĂ©tĂ©ronomie n’est pas explicitement posĂ©e. En effet, elle pourrait Ă©clairer le rapport particulier que les dĂ©tenus entretiennent avec leur corps. 7 Pour une rĂ©fĂ©rence complĂšte WEBER M., Essais sur la thĂ©orie de la science, Paris, Pocket, coll. ... 4En outre, l’enquĂȘteur cherche Ă  comprendre les raisons de l’entrĂ©e en dĂ©linquance. En faisant rĂ©fĂ©rence Ă  la mĂ©thode Max Weber7, Omar Zanna construit cinq profils idĂ©aux-typiques. Il cherche Ă  saisir comment et pourquoi ces jeunes ont-ils pu devenir dĂ©linquants. Pour apprĂ©hender la construction idĂ©al-typique, le lecteur devrait garder Ă  l’esprit que la dĂ©linquance reste la consĂ©quence d’un Ă©tirement de la norme que ces jeunes triturent inlassablement pour la mettre Ă  l’épreuve. » p. 76. Des influences exogĂšnes » et endogĂšnes » p. 89 sont prises en considĂ©ration. Elles permettent la comprĂ©hension des modalitĂ©s d’entrĂ©e en dĂ©linquance. Cette Ă©tape est essentielle pour Omar Zanna qui souhaite comprendre les raisons de l’altĂ©ration du lien social pour faire des propositions adaptĂ©es en vue de sa restauration » p. 22. 5Un paradigme Ă©mane de ce travail de terrain. Les mineurs dĂ©linquants sont conscients que leurs actes sont rĂ©prĂ©hensibles et qu’ils mĂ©ritent d’ĂȘtre punis. Pourtant, ils Ă©prouvent des difficultĂ©s Ă  rĂ©flĂ©chir aux consĂ©quences de leurs actes. Ils ne parviennent pas Ă  se mettre Ă  la place de leurs victimes. Ils souffrent d’un dĂ©ficit d’empathie. 6Le chercheur souhaite proposer des actions concrĂštes pour restaurer l’empathie chez les mineurs dĂ©linquants. Il s’appuie sur des rĂ©fĂ©rences thĂ©oriques en Psychologie. L’originalitĂ© du travail repose sur un apprentissage par le ressenti de la douleur. Une expĂ©rience partagĂ©e de la douleur et des Ă©motions gĂ©nĂ©rĂ©es par la pratique sportive » p. 105 permettrait aux mineurs dĂ©linquants de mieux gĂ©rer leurs propres Ă©motions. Ils seraient en capacitĂ© d’entrer en empathie avec autrui. L’enquĂȘteur propose un cycle de boxe aux sĂ©ances intenses et rĂ©pĂ©titives pour crĂ©er des situations oĂč les pratiquants feraient l’expĂ©rience de la douleur. La dĂ©marche est plurielle faire pratiquer l’activitĂ© en groupe ; proposer un temps d’observation pour permettre l’apprentissage par l’expĂ©rience vicariante » p. 131 ; et inviter les participants Ă  Ă©changer entre eux sur leurs ressentis. D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, on constate une amĂ©lioration de la capacitĂ© Ă  l’empathie aprĂšs l’administration d’un programme de rééducation. Les Ă©changes entre les dĂ©tenus se multiplient. Ces derniers ont tendance Ă  s’entraider. Les surveillants et personnels pĂ©nitentiaires constatent une amĂ©lioration des relations interpersonnelles. Le travail mis en place par l’auteur porte ses fruits. 7D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, Omar Zanna avait pour ambition de psychologiser la sociologie et inversement » p. 193 pour apprĂ©hender la question de la dĂ©linquance juvĂ©nile. Il souhaitait combiner les approches thĂ©oriques pour proposer une Ă©ducation Ă  l’empathie Ă  l’interface de la psychologie et de la sociologie voire des neurosciences » p. 194. Toutefois, on pourrait regretter que l’éclairage par les neurosciences ne soit discutĂ© qu’au cours de l’introduction. Le lien avec les dĂ©couvertes neuroscientifiques permettrait d’enrichir la comprĂ©hension du processus empathique. Si l’enquĂȘteur s’accorde Ă  dire que l’éducation Ă  l’empathie naĂźt du croisement entre sociologie et psychologie, cette derniĂšre reste permise par l’activation de mĂ©canismes neurologiques complexes. En outre, on pourrait se demander pourquoi le corps est uniquement envisagĂ© comme un mĂ©diateur permettant la crĂ©ation de liens. En effet, le corps peut inquiĂ©ter, repousser ou nuire aux relations. L’ouvrage aborde peu les difficultĂ©s liĂ©es Ă  la reprĂ©sentation nĂ©gative du corps fortement rĂ©pandue dans la population Ă©tudiĂ©e. Les impasses et erreurs commises par l’auteur dans la fabrication de ses programmes auraient pu susciter l’intĂ©rĂȘt du lecteur. 8Pour conclure, l’ouvrage prĂ©sente un rĂ©el intĂ©rĂȘt. Il permet au chercheur de prendre du recul sur ses travaux pour objectiver son parcours professionnel et personnel. Omar Zanna souhaitait rendre compte de sa cohĂ©rence intellectuelle, moyen et moteur de ses travaux » p. 200. Il rĂ©ussit Ă  atteindre son objectif en exposant ses enquĂȘtes dans un ordre chronologique ; en racontant ses choix, sa formation, son parcours ; et en proposant des programmes d’intervention adaptĂ©s Ă  la population ciblĂ©e. Le lecteur saisit le cheminement de l’auteur qui le mĂšne Ă  proposer une Ă©ducation plus prĂ©coce. Omar Zanna s’engage, milite, propose. Par ailleurs, il souhaite Ă©duquer plus prĂ©cocement pour prĂ©venir d’éventuels dĂ©sordres liĂ©s Ă  l’altĂ©ration du lien social et Ɠuvre en ce sens. Haut de page Notes 1 L’auteur s’est intĂ©ressĂ© aux mineurs incarcĂ©rĂ©s, aux mineurs dĂ©linquants pris en charge par des structures Ă©ducatives, Ă  des jeunes majeurs incarcĂ©rĂ©s, Ă  des personnes accompagnĂ©es par des services pĂ©nitentiaires d’insertion et de probation SPIP, Ă  des collĂ©giens et Ă  des Ă©coliers. 2 L’auteur mobilise des rĂ©fĂ©rences thĂ©oriques issues de plusieurs disciplines sociologie, psychologie, pĂ©dagogie-didactique des activitĂ©s physiques et sportives, neurosciences. 3 La force du propos repose des outils mĂ©thodologiques variĂ©s et complĂ©mentaires observations, entretiens, reconstitutions de parcours biographiques, recherche-action, exercices appliquĂ©s etc. 4 Zanna O., Un monde particulier de sĂ©lection sportive. Le phĂ©nomĂšne de dĂ©perdition des effectifs en boxe française-savate, mĂ©moire de licence de sociologie, Rennes 2, 1988. 5 Zanna O., Comprendre l’altĂ©ration du lien social pour le restaurer par une Ă©ducation Ă  l’altĂ©ritĂ© », Habilitation Ă  diriger des recherches, UniversitĂ© du Maine, Le Mans, 2011. 6 Feshbach N. D., Learning to care a positive approach to child training and discipline », Journal of Clinical Child Psychology, 12 3, 1983, p. 266-271. 7 Pour une rĂ©fĂ©rence complĂšte WEBER M., Essais sur la thĂ©orie de la science, Paris, Pocket, coll. Agora », 1992, Haut de page Pour citer cet article RĂ©fĂ©rence Ă©lectronique GrĂ©goire Duvant, Omar Zanna, Le corps dans la relation aux autres. Pour une Ă©ducation Ă  l’empathie », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, mis en ligne le 15 juillet 2015, consultĂ© le 20 aoĂ»t 2022. URL ; DOI de page RĂ©dacteur GrĂ©goire Duvant Étudiant en parcours Ă  visĂ©e Recherche », UniversitĂ© d’Artois, URePSSS, Atelier SHERPAS Articles du mĂȘme rĂ©dacteur Haut de page Droits d’auteur © Lectures - Toute reproduction interdite sans autorisation explicite de la rĂ©daction / Any replication is submitted to the authorization of the editorsHaut de page 2Dans ce chapitre, nous distinguerons d’abord la capacitĂ© Ă  utiliser sa perspective propre pour comprendre les actions, Ă©motions et sensations d’autrui. Nous verrons ensuite que cette capacitĂ© Ă  comprendre l’autre en mobilisant ses propres ressources ne suffit pas Ă  expliquer l’ensemble des capacitĂ©s sociales. Avez-vous le pouvoir de voir les yeux fermĂ©s ? Pouvez -vous entendre, dans le silence, la voix d’une personne qui vous manque ? Avez-vous dĂ©jĂ  voyagĂ© dans le passĂ© en sentant une odeur particuliĂšre ? Voici quelques-uns des pouvoirs de votre mĂ©moire sensorielle, qui utilise vos cinq sens pour capter, retenir et rĂ©cupĂ©rer votre monde. DĂ©couvrez dans cet article ce qu’est la mĂ©moire sensorielle, les diffĂ©rents types qui existent Ă©choĂŻque, iconique, tactile, olfactive, gustative et comment l’amĂ©liorer. “Mais quand d’un passĂ© ancien rien ne subsiste, seules plus frĂȘles, mais plus vivaces, plus immatĂ©rielles, plus persistantes, plus fidĂšles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps.” – Marcel Proust – MĂ©moire sensorielle le moteur de vos capacitĂ©s occultĂ©es Qu’est-ce que la mĂ©moire sensorielle Nous avons la capacitĂ© illimitĂ©e de percevoir, d’enregistrer et d’emmagasiner des informations sur notre environnement, et c’est la mĂ©moire sensorielle qui est chargĂ©e de ces processus. Les sens dirigent la perception, en captant l’information sur les objets et les Ă©vĂ©nements qui nous entourent. Le systĂšme de la mĂ©moire sensorielle prolonge pour quelques instants l’information perçue, afin qu’elle puisse ĂȘtre mieux assimilĂ©e par notre mĂ©moire. De cette façon, les diffĂ©rentes sensations sont enregistrĂ©es dans nos souvenirs. L’information sensorielle retenue ne nous permet pas uniquement de reconnaĂźtre notre environnement sentir un parfum et savoir qui s’approche, reconnaĂźtre une voix qui nous appelle, etc
 mais cela nous permet Ă©galement de donner du sens Ă  des Ă©vĂ©nements futurs. Si nous sommes tĂ©moin d’une scĂšne violente Ă  laquelle participe un inconnu, et que nous croisons plus tard ce mĂȘme inconnu, nous ressentirons de la peur ou du dĂ©goĂ»t en reconnaissant son visage. Cependant, son visage n’éveille aucune Ă©motion similaire chez les autres personnes qui croisent cet inconnu, car elles n’ont pas Ă©tĂ© tĂ©moin de la violence de celui-ci. Nous emmagasinons des informations sensorielles qui sont liĂ©es aux diffĂ©rentes sensations et Ă©motions que nous ressentons au moment oĂč nous les percevons. Une stimulation cataloguĂ©e comme dĂ©sagrĂ©able pour un individu, peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme plaisante par un autre, Ă  cause des Ă©motions associĂ©es Ă  cette situation dans leurs mĂ©moires sensorielles respectives. La mĂ©moire sensorielle intervient aussi dans le bon fonctionnement des autres systĂšmes de la mĂ©moire. Il capte rapidement et efficacement les stimulations qui doivent ĂȘtre traitĂ©es par la mĂ©moire Ă  court terme, et conserve des informations particuliĂšres sur les souvenirs d’origines sensorielle dans notre mĂ©moire Ă  long terme, afin que nous puissions les reconnaĂźtre, les Ă©valuer et y rĂ©pondre de maniĂšre adĂ©quate. Types de mĂ©moire sensorielle Nos cinq sens conforment cinq types de mĂ©moire sensorielle. Chacune possĂšde le pouvoir de reconnaĂźtre et de se souvenir des impressions perçues et de leur importance au moment oĂč elles ont Ă©tĂ© perçues. 1. MĂ©moire sensorielle Ă©choĂŻque ou auditive La fonction principale de la mĂ©moire sensorielle de type Ă©choĂŻque ou auditive est de capter les sons et les expĂ©riences auditives afin de prolonger leur prĂ©sence afin qu’ils puissent ĂȘtre captĂ©s par d’autres systĂšmes de rĂ©ponse. Ce type de mĂ©moire peut arriver Ă  prolonger la prĂ©sence d’un son jusqu’à 10 secondes aprĂšs que celui-ci se soit terminĂ©. Parfois, nous demandons Ă  notre interlocuteur de rĂ©pĂ©ter sa question, et quand il le fait nous nous rendons compte qu’au final nous avions bien entendu la question. Nous n’avons pas Ă©tĂ© conscient d’avoir Ă©coutĂ© la question, mais nos oreilles ont bien fait leur travail, tout comme notre mĂ©moire auditive, qui nous envoie l’information quelques secondes plus tard. 2. MĂ©moire sensorielle iconique ou visuelle La mĂ©moire sensorielle de type iconique ou mĂ©moire visuelle intervient dans le registre des expĂ©riences sensorielles visuelles. Nos yeux fonctionnent comme des camĂ©ras photographiques qui rĂ©alisent continuellement des instantanĂ©s. Ce systĂšme prolonge quelques instants la durĂ©e de chaque reprĂ©sentation captĂ©e, afin qu’elle puisse ĂȘtre liĂ©e Ă  d’autres images. La capacitĂ© de prolongation de la mĂ©moire iconique est plus courte que celle de la mĂ©moire Ă©choĂŻque, pouvant prolongĂ© la prĂ©sence d’une image environs 250 millisecondes. Cette brevetĂ© Ă©vite que le systĂšme ne se surcharge. Parfois, nous emmagasinons ces images dans notre mĂ©moire supĂ©rieure, de maniĂšre inconsciente et non-intentionnelle. Imaginons que nous sommes en train de voyager dans le mĂ©tro pendant un trajet de 40 minutes. Pendant ce trajet une personne est assise sur le siĂšge en face de nous, auquel nous ne prĂȘtons pas attention. Le jour suivant nous retrouvons cette mĂȘme personne au supermarchĂ© et nous le reconnaissons. Les instantanĂ©s pris dans le mĂ©tro la veille ont Ă©tĂ© traitĂ©s et envoyĂ©s aux autres systĂšmes de la mĂ©moire. 3. MĂ©moire sensorielle tactile La mĂ©moire sensorielle de type tactile permet l’enregistrement d’information sur les caractĂ©ristiques des objets que nous touchons et les sensations que cela Ă©veille en nous. Bliss, Crane, Mansfield y Townsendv 1966 ont dĂ©couvert dans leurs Ă©tudes les diffĂ©rences entre les aveugles congĂ©nitaux, les aveugles tardifs et les personnes avec une vision normale en ce qui concerne la capacitĂ© de ce type de mĂ©moire sensorielle. Ces diffĂ©rences reflĂštent la grande capacitĂ© d’amĂ©lioration de ce systĂšme de mĂ©moire sensorielle tactile grĂące Ă  la pratique. Supposons que nous devions prendre quelque chose dans notre armoire, mais que la lumiĂšre a Ă©tĂ© coupĂ©e et que notre chambre est complĂštement dans l’obscuritĂ©. Nous reconnaĂźtrons certainement la plupart de nos vĂȘtements en les touchant. MĂȘme si nous n’avons encore jamais prĂȘtĂ© attention intentionnellement Ă  sentir nos vĂȘtements sans les voir, notre sens tactile Ă  rĂ©aliser son travail et notre mĂ©moire sensorielle tactile Ă©galement, ce qui fait que nous nous souvenons de la texture de nos vĂȘtements sans l’avoir voulu. 4. MĂ©moire sensorielle olfactive La mĂ©moire sensorielle de type olfactive enregistre les informations sur les odeurs que nous percevons. Notre odorat a la capacitĂ© de distinguer une grande variĂ©tĂ© d’arĂŽmes, et dĂ©tecte la plus grande variation de stimulation de tous nos sens. De plus, il est capable de relier les diffĂ©rentes situations et de retenir ses liens d’une maniĂšre prolongĂ©e dans le temps. Imaginons que nous organisons un repas avec plusieurs amis Ă  la maison. Le jour suivant, nous trouvons une veste Ă  l’entrĂ©e que quelqu’un a apparemment oubliĂ©. Nous ne savons pas Ă  qui elle appartient, car son propriĂ©taire l’a enlevĂ©e avant d’entrer dans le salon et nous ne l’avons donc pas vu. Sentir la veste est notre meilleure ressource pour dĂ©couvrir Ă  qui elle appartient, car nous avons sĂ»rement emmagasiner l’information de l’odeur de nos amis sans le vouloir dans notre mĂ©moire grĂące Ă  notre mĂ©moire sensorielle olfactive. 5. MĂ©moire sensorielle gustative La mĂ©moire sensorielle gustative participe Ă  la captation des goĂ»ts, Ă  leur classification postĂ©rieur et leur enregistrement dans notre mĂ©moire. Les sensations que nous expĂ©rimentons les premiĂšres fois que nous percevons une stimulation gustative marquent gĂ©nĂ©ralement notre mĂ©moire d’une maniĂšre quasi permanente. De plus, la mĂ©moire sensorielle gustative tend Ă  crĂ©er de forts liens avec es Ă©motions, comme la mĂ©moire sensorielle olfactive, ce qui permet de nous en souvenir plus longtemps encore. Souvent, goĂ»ter un aliment nous transporte Ă  un autre moment temporel ou Ă  une situation concrĂšte. De mĂȘme que la mĂ©moire sensorielle tactile, ce type de mĂ©moire gustative se dĂ©veloppe beaucoup grĂące Ă  la pratique, ce qui explique par exemple la capacitĂ© des dĂ©gustateurs Ă  reconnaĂźtre les diffĂ©rents goĂ»ts. Supposons que nous passons un peu de temps en Allemagne et que nous nous habituons Ă  boire une certaine marque de biĂšre. En revenant chez nous, nous arrĂȘtons de la consommer. AprĂšs plusieurs annĂ©es nous la retrouvons dans notre supermarchĂ© local. En la buvant, nous nous souviendrons certainement de notre expĂ©rience en Allemagne, et de sensations qui ne sont pas forcĂ©ment directement liĂ©e Ă  la biĂšre. Il ne faut pas oublier que mĂȘme si nous possĂ©dons cinq types de mĂ©moire sensorielle, celle-ci ne travaillent pas nĂ©cessairement de maniĂšre indĂ©pendante. Dans beaucoup de cas, deux ou plus de sens enregistrent parallĂšlement les informations perçues lors d’un Ă©vĂ©nement. Ainsi, notre souvenir de cet Ă©vĂ©nement s’activera lorsque plusieurs des sens seront sollicitĂ©s. Par exemple, le goĂ»t du cafĂ© de ne nous rappelle pas forcĂ©ment un souvenir que le goĂ»t du cafĂ© associĂ© au toucher d’une tasse de cristal fin pourra Ă©veiller
 MĂ©moire sensorielle – Cerveau Pouvons-nous amĂ©liorer notre mĂ©moire sensorielle ? Conseils Il existe des gens qui ont un talent sensoriel plus dĂ©veloppĂ©, qui arrivent Ă  diffĂ©rencier plus facilement les stimulations sensorielles entre-elles. Cependant, nous pouvons tous amĂ©liorer nos diffĂ©rents types de mĂ©moire et notre capacitĂ© sensorielle en l’entraĂźnant de maniĂšre adĂ©quate. Si nous dĂ©veloppons la capacitĂ© de nos sens, l’efficacitĂ© de la mĂ©moire de ce dernier serai Ă©galement amĂ©liorĂ©e. Avant de commencer Ă  entraĂźner nos sens, il est important de connaĂźtre nos aptitudes. DĂ©tecter nos carences afin de les combler et reconnaĂźtre nos forces afin d’en profiter. Les personnes qui souffrent de dĂ©ficiences sensorielles dans un de leurs sens compensent gĂ©nĂ©ralement leurs besoins en dĂ©veloppant plus leurs autres sens. Une fois que nous connaissons la capacitĂ© de chacune de nos mĂ©moires sensorielles, il devient utile de les combiner. Imaginons qu’un ami s’est achetĂ© un livre qui nous intĂ©resse. Si nous lui demandons le titre du livre et que nous allons directement Ă  la librairie, il sera facile de l’oublier. Par contre, si en plus d’écouter notre ami prononcer le titre du livre, nous le prenons dans nos mains et lisons le titre par nous-mĂȘmes, nous aurons beaucoup plus de chance de nous souvenir du titre de ce livre, car nous aurons plus de donnĂ©es sensorielles qui le concerne. Enfin, pour terminer le processus de la mĂ©moire sensorielle, il est fondamental de dĂ©velopper notre attention. Actuellement, il existe des programmes professionnels qui permettent de rĂ©aliser une Ă©valuation cognitive en ligne. CogniFit est l’outil neuroscientifique le plus prĂ©cis et le plus utilisĂ© sur le marchĂ©. Ce programme sert Ă  mesurer en dĂ©tail le niveau d’attention et beaucoup d’autres processus cognitifs. En jouant aux diffĂ©rents jeux mentaux, vous dĂ©couvrirez votre niveau cognitif. GrĂące Ă  la base de donnĂ©es et au dĂ©veloppement d’algorithmes avancĂ©s, CogniFit comprend quelle est la situation cognitive de chaque individu et offre un programme d’exercice cĂ©rĂ©bral personnalisĂ©. Les tĂąches sĂ©lectionnĂ©es et leurs niveaux de difficultĂ©s changent de maniĂšre dynamique en se basant sur les besoins spĂ©cifiques de l’utilisateur. Une attention dĂ©ficiente rend la perception difficile, et sans une bonne perception il est difficile de crĂ©er des souvenirs. Il est vrai que, comme nous l’avons mentionnĂ© plus haut, que nos sens captent un grand nombre de stimulations sans que nous en soyons conscients, mais ce n’est pas toujours le cas. Beaucoup de personnes qui souffrent d’un dĂ©ficit de l’attention se plaigne d’avoir une mauvaise mĂ©moire. Le problĂšme est gĂ©nĂ©ralement qu’elles n’arrivent pas Ă  remplir les Ă©tapes nĂ©cessaires pour que leur mĂ©moire se souvienne de ce qui les entoure. Voir n’est pas la mĂȘme chose que regarder, ni entendre la mĂȘme chose qu’écouter. En mettant plus d’intentionnalitĂ© dans nos processus sensoriels nous pouvons amĂ©liorer les rĂ©sultats de ce type de mĂ©moire. Merci beaucoup d’avoir lu cet article, si quelque chose n’est pas clair pour vous, si vous avez une question sur la mĂ©moire sensorielle, ou si vous souhaitez partager vos expĂ©riences personnelles, n’hĂ©sitez pas Ă  laisser vos commentaires plus bas. Nous serons enchantĂ©s de les lires et d’y rĂ©pondre ! 🙂 RĂ©fĂ©rences Bliss, J. C., Crane, H. D., Mansfield, P. K., & Townsend, J. T. 1966. Information available in brief tactile presentations. Attention, Perception, & Psychophysics, 14, 273-283.
\n capacité à participer aux émotions des autres

AssociĂ©eĂ  la capacitĂ© d’identifier, analyser et gĂ©rer ses propres Ă©motions, mais Ă©galement celles des autres, elle participe Ă  la construction dite « intellectuelle » de l’individu. Le choix de cette dĂ©finition n’est pas anodin, puisqu’il met en perspective la notion « d’émotions » et de « rĂ©gulation » de ces derniers, ce qui permet de poser la question de la

Si les Ă©motions sont parfois considĂ©rĂ©es comme une source de perturbation, la recherche scientifique a su dĂ©montrer leur importance dans le domaine de la prise de dĂ©cision et de la rĂ©solution de problĂšmes. Dans cet article, je vous propose un petit tour d’horizon pour comprendre la nature des Ă©motions et leur impact sur nos apprentissages et nos performances. DĂ©finition des Ă©motions Que sont les Ă©motions ? De maniĂšre simple, on peut dĂ©finir l’émotion de la maniĂšre suivante[3] rĂ©action organisĂ©e et utile Ă  une situation donnĂ©e ». L’émotion comporte 3 facettes [7][8] la rĂ©ponse physiologique Ă  un stimulus des rĂ©actions expressives et comportementales une expĂ©rience subjective le sentiment. Celui-ci naĂźt de l’association entre Ă©valuation inconsciente, Ă©valuation consciente et verbalisation des autres facettes de l’émotion. Une classification difficile Traditionnellement, on recense un certain nombre d’émotions dites primaires » joie, tristesse, peur, colĂšre, dĂ©goĂ»t, surprise et d’autres, secondaires voire tertiaires, construites Ă  partir de mĂ©langes d’émotions primaires et de cognitions et d’apprĂ©hensions particuliĂšres. D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, on a tendance Ă  catĂ©goriser les Ă©motions en fonction de deux dimensions orthogonales La valence le fait qu’une Ă©motion soit ressentie comme positive ex joie ou nĂ©gative ex tristesse. L’arousal ou excitation le fait qu’une Ă©motion soit d’intensitĂ© faible ex contrariĂ©tĂ© ou Ă©levĂ©e ex colĂšre Chaque Ă©motion possĂšde ainsi Ă  la fois une certaine valence positive ou nĂ©gative et un certain niveau d’intensitĂ©. Cependant, cela n’est pas toujours suffisant pour faire la diffĂ©rence entre deux Ă©motions. Ainsi, pour distinguer certaines Ă©motions de valence et d’excitation Ă©quivalente ex peur et colĂšre, on prend Ă©galement en compte certaines sous-dimensions liĂ©es au contexte comme la notion d’effort, d’attention, de certitude, ou d’agentivité  D’autres approches prĂ©fĂšrent directement regrouper les Ă©motions par clusters ou grappes. Cela signifie que les Ă©motions sont regroupĂ©es par thĂ©matique ou en fonction de colorations particuliĂšres de l’expĂ©rience Ă©motionnelle. La roue des Ă©motions de Robert Plutchik Le psychologue Robert Plutchik a effectuĂ© un travail approfondi sur le sujet et a identifiĂ© 8 Ă©motions primitives qu’on retrouve Ă©galement chez les animaux. Celles-ci s’opposent deux par deux placĂ©es de maniĂšre opposĂ©e sur la roue des Ă©motions. Comme pour les couleurs primaires, les Ă©motions primitives peuvent gagner en finesse et en Ă©laboration Ă©claircissement sur une branche ou se mĂ©langer entre elles. On retrouve ainsi des mĂ©langes appelĂ©s dyades et qui peuvent ĂȘtre de trois niveaux Primaires visibles sur le schĂ©ma ci-contre. Par exemple, l’amour est un mĂ©lange de joie et de confiance. Secondaires mĂ©lange d’émotions voisines, Ă  une Ă©motion prĂšs. Si on mĂ©lange joie et peur, on obtient de la culpabilitĂ©. Tertiaires mĂ©lange d’émotions voisines, Ă  deux Ă©motions prĂšs. En croisant tristesse et anticipation, on obtient le pessimisme. On obtient ainsi une palette assez complĂšte et exhaustive des Ă©motions. C’est notamment sur la base de ce travail que de nombreux outils ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s pour aider entre autres les enfants Ă  prendre conscience de leurs Ă©motions et Ă  les verbaliser ex la mĂ©tĂ©o des Ă©motions. Un univers complexe Une Ă©tude amĂ©ricaine de 2017 va encore plus loin, et montre toute la complexitĂ© de l’univers Ă©motionnel chez l’homme [1]. Les chercheurs ont utilisĂ© 2185 courtes vidĂ©os qu’ils ont montrĂ©es Ă  853 participants. Ceux-ci devaient les qualifier soit selon une taxonomie de 34 Ă©motions, de maniĂšre libre, selon une catĂ©gorisation en 14 dimensions Ă©motionnelles, frĂ©quemment utilisĂ©es dans la recherche. Chaque participant devait indiquer l’émotion qu’il ressentait au visionnage pour 12 Ă  30 vidĂ©os selon les cas. GrĂące Ă  une analyse statistique poussĂ©e, les chercheurs ont pu identifier 27 pĂŽles d’émotion distincts. Ces pĂŽles ne sont pas des ilots isolĂ©s, puisqu’il existe des Ă©motions intermĂ©diaires ». Cela dĂ©montre la prĂ©sence de gradations entre ces pĂŽles Ă©motionnels forts. Les scientifiques affirment ainsi qu’il existe bien plus de 6 ou 8 Ă©motions de base ! NĂ©anmoins, d’un point de vu pratique pĂ©dagogie, verbalisation, etc., la roue des Ă©motions reste un outil intĂ©ressant. Voici la liste de ces 27 Ă©motions identifiĂ©es par la recherche avec le terme correspondant en anglais DĂ©goĂ»t Disgust Horreur Horror Peur Fear AnxiĂ©tĂ© Anxiety Malaise Awkwarness Amusement Amusement Adoration dans le sens d’adorable » – Adoration Joie Joy Admiration Admiration StupĂ©faction / Ébahissement Awe ApprĂ©ciation esthĂ©tique Aesthetic appreciation Calme, sĂ©rĂ©nitĂ© Calmness Envie de nourriture Craving Fascination Entrancement Confusion Confusion Nostalgie Nostalgia Amour romantique Romance DĂ©sir sexuel Sexual desire Soulagement Relief ColĂšre Anger Surprise Surprise Douleur Pain Tristesse Sadness Ennui Boredom Excitation Excitement IntĂ©rĂȘt Interest Satisfaction Satisfaction Pour voir certaines vidĂ©os censurĂ©es, remplacez le mot map » par uncensored » dans l’adresse web de la fenĂȘtre qui s’ouvre rĂ©servĂ© aux plus de 18 ans. Attention, certaines vidĂ©os peuvent choquer. La carte interactive des Ă©motions Les auteurs ont créé une carte qui regroupe toutes les vidĂ©os. Celle-ci est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous. En passant votre souris sur un point de la carte marquĂ© par une lettre, vous pourrez voir la vidĂ©o correspondant au mĂ©lange d’émotions indiquĂ©. En haut Ă  droite, vous retrouverez Ă©galement la catĂ©gorisation selon la taxonomie de 14 dimensions gĂ©nĂ©ralement utilisĂ©e pour dĂ©crire une Ă©motion dans la recherche scientifique. N’hĂ©sitez pas Ă  explorer cette cartographie trĂšs intĂ©ressante et Ă  voir si votre ressenti correspond Ă  celui indiquĂ© ! Cliquez ici pour ouvrir la cartographie complĂšte dans un nouvel onglet. L’impact des Ă©motions sur les performances Trop souvent, les Ă©motions sont mises de cĂŽtĂ© dans les apprentissages et le travail. Elles sont simplement considĂ©rĂ©es comme un aspect Ă  gĂ©rer . Elles peuvent pourtant avoir un impact trĂšs positif sur les performances. Ainsi, certaines d’entre elles vont susciter la motivation et l’entretenir, mais Ă©galement favoriser la mĂ©morisation et le rappel de connaissances. L’émotion est mĂȘme une des bases de l’apprentissage[6]. L’influence des Ă©motions peut donc ĂȘtre tout autant positive que nĂ©gative. MĂȘme si nous ne ressentons pas en permanence d’émotions fortes, les sentiments ou humeurs » qu’elles engendrent, crĂ©ent un contexte dans lequel tout travail a lieu, influençant dĂšs lors celui-ci de maniĂšre plus ou moins forte et bĂ©nĂ©fique. N’importe quelle tĂąche peut donc ĂȘtre influencĂ©e ou modifiĂ©e par les Ă©motions. Ces derniĂšres nous donnent d’ailleurs des renseignements sur l’avancement de notre travail et la difficultĂ© de celui-ci [1]. Plus largement, les Ă©motions sont liĂ©es Ă  l’autorĂ©gulation et prĂ©disent par exemple les performances acadĂ©miques des Ă©tudiants [10]. La rĂ©gulation Ă©motionnelle, un facteur clĂ© Comme les Ă©motions jouent un rĂŽle essentiel dans nos apprentissages, leur rĂ©gulation prĂ©sente un rĂŽle crucial pour notre efficacitĂ© et notre Ă©panouissement. En effet, en plus d’éprouver des Ă©motions, nous pouvons intervenir sur notre expĂ©rience Ă©motionnelle de maniĂšre automatique ou volontaire. Ainsi les Ă©motions peuvent ĂȘtre inhibĂ©es, amplifiĂ©es, ou encore modifiĂ©es dans leur expression [4]. Cette rĂ©gulation Ă©motionnelle peut se situer sur le plan comportemental, expressif, ou encore sur le plan du ressenti expĂ©rience subjective. Cette capacitĂ© d’autorĂ©gulation est par ailleurs une composante essentielle de l’intelligence Ă©motionnelle[2]. Les Ă©motions peuvent donc ĂȘtre le sujet d’une rĂ©gulation volontaire, mĂȘme si elles sont bien souvent rĂ©gulĂ©es de maniĂšre automatique. En clair, les Ă©motions positives permettent de renforcer l’intĂ©rĂȘt pour le travail menĂ© [5], et certaines Ă©motions nĂ©gatives peuvent Ă©galement ĂȘtre mobilisatrices[10] de maniĂšre plus limitĂ©e cependant[1]. Dans ce cas, l’objectif est d’en prendre conscience et de les dĂ©sactiver si elles ne sont pas constructives. Pour plus d’efficacitĂ© et d’épanouissement, nous avons donc tout intĂ©rĂȘt Ă  rĂ©guler correctement nos Ă©motions Ă©tant donnĂ© leurs effets multiples sur nos comportements[9]. Vivre ses Ă©motions, sans en ĂȘtre esclave Mais attention, je ne vous encourage pas Ă  supprimer toute Ă©motion et Ă  vivre comme un robot, bien au contraire ! Les Ă©motions ont une utilitĂ© indĂ©niable car elles nous donnent des informations prĂ©cieuses sur ce qu’il se passe en nous et autour de nous. Il ne s’agit donc pas de ne plus rien Ă©prouver, mais justement de pleinement ressentir les Ă©motions quand cela nous paraĂźt pertinent et nous sert. Dans d’autres situations, on les prendra en compte sans se laisser submerger, afin d’éviter un Ă©ventuel effet contre-productif des Ă©motions. C’est en somme exactement ce que prĂŽne le travail de pleine conscience et de mĂ©ditation. Dans ces pratiques, on cherche Ă  observer ce qui se passe en nous afin de rĂ©introduire un espace de libertĂ© par rapport Ă  nos pensĂ©es et Ă  nos Ă©motions. On peut alors choisir de savourer pleinement une Ă©motion, ou au contraire de prendre en compte ce que celle-ci nous indique afin d’agir en consĂ©quence, tout en la rĂ©gulant. Pour complĂ©ter une vidĂ©o sur l’aspect culturel des Ă©motions Enfin, la maniĂšre dont on nomme et ressent les Ă©motions change en fonction des pĂ©riodes historiques et des cultures, notamment pour les Ă©motions qui sont Ă©laborĂ©es Ă  partir d’un mĂ©lange particulier de diverses Ă©motions primaires ou secondaires. En effet, la langue, l’environnement et certains points de focalisation culturels altĂšre l’expĂ©rience subjective des Ă©motions. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez regarder la vidĂ©o de Tiffany Watt Smith sur le sujet en anglais, sous-titres français disponibles. Prenez donc le temps d’explorer le vaste sujet des Ă©motions. Mieux les connaĂźtre vous permettra de mieux les identifier, mais aussi de mieux les rĂ©guler pour plus d’efficacitĂ© et enfin de mieux les savourer ! RĂ©fĂ©rences [1] Kappas A, DescĂŽteaux J, Kirouac G. Les promesses et limites de l’étude de l’émotion en laboratoire. Cognition et Émotions. Coimbra Imprensa da Universidade; 2004. p. 129–156. [1] Cowen AS, Keltner D. Self-report captures 27 distinct categories of emotion bridged by continuous gradients. Proceedings of the National Academy of Sciences [Internet]. 2017 [cited 2017 Dec 28];114E7900–E7909. Available from [1] Pekrun R, Goetz T, Titz W, et al. Academic Emotions in Students’ Self-Regulated Learning and Achievement A Program of Qualitative and Quantitative Research. Educational Psychologist [Internet]. 2002 [cited 2017 Oct 12];3791–105. Available from [1] Cosnefroy L. L’apprentissage autorĂ©gulĂ©, entre cognition et motivation dĂ©ontologie et identitĂ©. Grenoble Presses universitaires de Grenoble; 2011. [1] Hess U. Émotion ressentie et simulĂ©e. In Kirouac, Gilles, editor. Cognition et Émotions. Coimbra Imprensa da Universidade; 2004. p. 115–128. [1] Rolls ET. Emotion, Higher Order Syntactic Thoughts, and Consciousness. In Weiskrantz L, Davies MK, editors. Frontiers of Consciousness. Oxford Oxford University Press; 2007. p. 131–167. [1] Efklides A, Petkaki C. Effects of Mood on Students’ Metacognitive Experiences. Learning and Instruction. 2005;15415–431. [1] Ricci Bitti PE. La rĂ©gulation des comportements expressifs Ă©motionnels. In Kirouac G, editor. Cognition et Émotions. Coimbra Imprensa da Universidade; 2004. p. 157–170. [1] Scherer K R, Sangsue J. Le systĂšme mental en tant que composant de l’émotion. In Kirouac G, editor. Cognition et Émotions. Coimbra Imprensa da Universidade; 2004. p. 11–36. [1] Salovey P, Mayer JD. Emotional Intelligence. Imagination, Cognition, & Personality. 1990;9185–211. [1] Efklides A. Metacognition and affect What can metacognitive experiences tell us about the learning process? Educational Research Review. 2006;13–14. Bastien Wagener Docteur en psychologie et MaĂźtre-praticien PNL, je suis passionnĂ© Ă  la fois par le dĂ©veloppement personnel, mais aussi par la recherche sur les capacitĂ©s et potentialitĂ©s incroyables de l’ĂȘtre humain!
Uneautre caractĂ©ristique commune aux enfants atteints d’autisme est qu’ils auront des difficultĂ©s Ă  tĂ©moigner de l’empathie aux autres. Si l’empathie est une Ă©motion plutĂŽt poussĂ©e et qui peut ĂȘtre difficile Ă  dĂ©tecter et Ă  observer chez les bĂ©bĂ©s et les jeunes enfants, il existe diffĂ©rents signes Ă  rechercher.

Avez-vous la sensation de ne pas ĂȘtre en mesure de participer Ă  des rĂ©unions car vous ĂȘtes Ă©puisĂ© de parler aux autres ? Pensez-vous que socialiser est une perte de temps et que cela vous coĂ»te de crĂ©er des liens avec les autres ? Si la rĂ©ponse est oui, cet article a Ă©tĂ© Ă©crit pour vous. Nous y expliquerons la raison pour laquelle nous nous sentons Ă©puisĂ©s lorsque nous parlons avec d’autres personnes. Nous devons tout d’abord prĂ©ciser qu’une personne qui ne se sent pas Ă  l’aise de parler aux autres n’est pas forcĂ©ment une personne ayant un problĂšme. Autrement dit, qu’il existe des traits de personnalitĂ© caractĂ©risĂ©s par une plus faible “endurance” pour interagir avec les autres et interagissent socialement. Cela ne signifie pas qu’il existe un problĂšme psychologique sous-jacent. Il existe Ă©galement des difficultĂ©s telles que la peur de parler en public qui peut ĂȘtre confondue avec le fait d’ĂȘtre Ă©puisĂ© lorsque nous interagissons avec les autres. Elles n’ont cependant rien en troubles psychologiques se caractĂ©risent nĂ©anmoins par de grandes difficultĂ©s Ă  s’ouvrir et Ă  parler avec d’autres personnes. Par exemple, ceux qui souffrent de dĂ©pression ou d’anxiĂ©tĂ© souffrent gĂ©nĂ©ralement de ce type de situation car ils concentrent trop leur attention sur eux-mĂȘme et ne sont donc pas en phase avec d’autres pour lesquelles vous ĂȘtes Ă©puisĂ© de parler aux autresNous expliquerons ci-aprĂšs certaines des principales raisons pour lesquelles vous pouvez ressentir cette sensation de fatigue ou d’épuisement lorsque vous parlez avec d’autres de personnalitĂ© concretsIl existe diffĂ©rents types de personnalitĂ© et, selon l’auteur auquel nous nous rĂ©fĂ©rons, nous en trouverons diffĂ©rentes classifications et catĂ©gories. Presque tous les modĂšles de personnalitĂ© ont cependant trait Ă  l’introversion. Ce trait n’est pas quelque chose que vous avez ou n’avez pas Ă  100%. Il ne s’agit pas de savoir s’il est prĂ©sent ou absent. Nous l’avons tous dans une plus ou moins grande mesure. L’introversion est un trait de personnalitĂ© largement reconnu. Il s’agit de la tendance de l’individu Ă  vivre dans son monde intĂ©rieur et Ă  se sentir bien et heureux dans des situations oĂč il y a peu de personnes ou oĂč il est possible de rester dans sa bulle et d’exprimer ses Ă©motions quand bon nous semble, sans pression. Le trait ou pĂŽle opposĂ© de l’introversion est l’extraversion. Il est cependant important de se rappeler que nous possĂ©dons tous ces caractĂ©ristiques dans une plus ou moins grande mesure. De sorte que mĂȘme si nous sommes trĂšs sociables, nous pouvons Ă©galement avoir des jours oĂč nous n’avons pas envie de parler aux autres. Parler aux autres reprĂ©sente une dĂ©pense d’énergie importante pour le cerveau d’un introverti et est donc souvent Ă©puisant. Ce n’est pas que notre cerveau ait des difficultĂ©s Ă  parler aux autres, mais qu’il priorise d’autres activitĂ©s telles que la crĂ©ativitĂ©, l’introspection, la rĂ©flexion et l’analyse plutĂŽt que la socialisation . Il est donc recommandĂ© aux personnes introverties de passer du temps seules et d’intercaler des moments de sorties, en gardant Ă  l’esprit qu’il n’y arien de mal Ă  ressentir cela. Humeur faible ou dĂ©motivation La mauvaise humeur ou la dĂ©motivation amĂšnent les individus Ă  penser que tout leur coĂ»te beaucoup, qu’il leur est trĂšs difficile de communiquer avec les autres, de travailler ou d’accomplir les tĂąches quotidiennes. Il est donc normal que vous soyez Ă©puisĂ© de parler aux autres si votre humeur et votre niveau de motivation personnelle sont faibles. La raison en est que ces Ă©tats vous amĂšnent Ă  sentir que les autres ne vous apportent rien, ne vous motivent pas et vous quitte par ailleurs une partie de votre temps. Il est vrai que l’un des moyens d’amĂ©liorer notre ressenti dans de tels cas est de parler Ă  d’autres personnes. Cette stratĂ©gie ne fonctionne nĂ©anmoins que si nous choisissons trĂšs bien avec qui le faire. Il est notamment important d’éviter ceux qui ne transmettent que leurs problĂšmes et leurs plaintes car les Ă©motions nĂ©gatives nous feront Ă©prouver un grand fardeau. Une autre raison pour laquelle vous pouvez vous sentir Ă©puisĂ© de parler aux autres, et qui est liĂ© Ă  votre petite humeur, peut ĂȘtre l’insĂ©curitĂ© Ă©prouvĂ©e du fait de ne pas savoir avec qui parler de ce qui nous arrive. Il convient de prĂ©ciser que cette humeur coexiste Ă©galement avec la difficultĂ© de maintenir l’attention et de participer activement Ă  des situations sociales. De sorte que la façon dont vous vous sentez sur le plan Ă©motionnel affectera votre capacitĂ© Ă  parler avec d’autres personnes et Ă  interagir. Si vous vous sentez Ă©puisĂ© de parler aux autres, gardez nĂ©anmoins Ă  l’esprit qu’il s’agit d’une activitĂ© nĂ©cessaire. Nous sommes en effet des animaux sociaux et l’isolement ne conduit qu’à davantage d’isolement. Une alternative possible pour amĂ©liorer votre situation pourrait ĂȘtre de mieux choisir avec qui vous parlez et sur quels sujets. Il est en effet possible qu’en tant que personne introvertie, vous ayez des relations avec des personnes trĂšs extraverties qui vous “demandent” une importante participation sociale alors que cela ne vous motive peut-ĂȘtre pas. Cela pourrait vous intĂ©resser ...

MSQJ.
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