Le tutoiement peut aussi avoir comme effet, la valorisation du salarié se sentant vue comme une personne et non pas seulement comme un pion" Moi, c'est le

1Cette séquence sur les Fleurs du Mal de Baudelaire a été réalisée parChristian FERRE, agrégé de lettres modernes, pour ses élèves de 1èreL duLycée Mistral à correspond à un travail effectué en début d’année et présente unapprentissage progressif de la lecture analytique et du commentairelittéraire Baudelaire Les Fleurs du MalProblématique Comment l'évocation de la femme dans Les Fleurs du Mal révèle-t-elledes aspects essentiels du lyrisme de Baudelaire, notamment de son déchirement entre le spleen » et l' Idéal »?ObjectifsHistoire littéraire. Genres et registres- Définir la poésie lyrique et approfondir l'étude du registre lyrique- Découvrir la singularité du lyrisme de Baudelaire à travers l'évocation de la femme dans lesFleurs du mal- Étudier l'architecture d'un recueil/livre de poèmes. Situer une oeuvre dans son Mener l'étude d'un poème lyrique à l'aide des outils d'analyse appropriés- Consolider les savoirs techniques, versification et rhétorique figures de style, pour lesmettre au service de la construction du sens ;- Consolider la méthodologie de la lecture analytique et du Formative rédiger la présentation de Parfum exotique »• Sommative devoir type Bac preparation- Rédaction d'une réponse à une question portant sur un corpus de poèmes 1h La chevelure », Les Fleurs du mal Le serpent qui danse », Les Fleurs du mal Un hémisphère dans une chevelure », Le Spleen de Paris- Rédaction de l'introduction et d'un axe du commentaire du Serpent qui danse » l'éloge dela femme. Devoir sur table 2h.Durée 16 heures.

EnFrance, depuis une ou deux générations (entre 20 et 40 ans), le tu progresse et le vous recule. Une nouvelle frontière s’installe entre les deux formes de politesse. On l’observe au sein
Access through your institutionLe travail en chambre mortuaire invisibilité et gestion en huis closWorking in the mortuary Invisibility and management behind closed doorsRésuméComment la société gère-t-elle ses morts ? Souvent situées au fond des hôpitaux, délaissées des soignants comme des directions d’établissement, marginalisées, voire stigmatisées, les chambres mortuaires reçoivent pourtant près d’un défunt sur deux, représentant ainsi l’un des principaux lieux d’accueil de la mort en France. Agents hospitaliers, thanatopracteurs, employés des pompes funèbres, représentants religieux, etc. toute une microsociété se déploie là, à la frontière du monde médical et du monde funéraire. On y découvre un univers paradoxal, aux hiérarchies bousculées. À partir d’une étude ethnographique, cet article décrit les processus de prise en charge des corps au sein des chambres mortuaires. En mettant l’accent sur les séries de collaborations qui forment la trame du traitement des défunts, il s’interroge sur le rôle de chacun et sur la portée de ce travail does society manage the deceased? Often located in the most remote section of a hospital, forsaken by nurses, doctors, and management, even stigmatized, hospital mortuaries admit nearly one out of two deceased persons. They thus represent one of the main places receiving the dead in France. Hospital employees, morticians, funeral directors, the representatives of religions, etc., a full micro-society develops there at the borderline between medicine and funerals, a paradoxical place where hierarchies bump against each other. Fieldwork is used to describe how bodies are taken in charge inside hospital mortuaries. By emphasizing the chain of acts of collaboration in the handling of corpses, questions are raised about each person's role and the scope of this collective clésMortHôpitalChambre mortuaireCorpsAgents hospitaliersFunéraireGroupes professionnelsCollaborationsKeywordsDeathMortuaryCorpseHospitalHospital employeesFuneralOccupational groupsCollaborationFranceCited by 0View full textCopyright © 2012 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
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Surune ancienne base de données Access contenant déjà des données, je cherche à agrandir la taille d'un attribut, clé primaire d'une table, utilisé dans quelques relations. Access ne me laisse pas le faire. Envoyé par jacquolintégrateur Bonjour On sait définir et quantifier la complexité. "L'absolu par essence" est bien trop métaphysique pour moi!! Bonjour, justement, c'est pour cela que c'est de la philosophie et pas des sciences. "La science ne pense pas" ne dit pas autre chose, à savoir que les sciences expérimentales ne font pas de "métaphysique", ne connaissent pas d'absolu, se contentent d'établir la "grammaire" d'une gamme limitée d'expériences répétables, communicables etc.. Pourtant, l'expérience "métaphysique", on la trouve de manière simple en sciences même si c'est plutôt du côté de la théorisation - quand un mathématicien ou un logicien fait un choix d'axiomes pour développer sa démonstration, ce choix lui-même est hors du processus démonstratif ; - quand un physicien postule que les "lois de la nature" établies dans son labo sont valables pour tout l'univers, c'est un acte "métaphysique" ; - quand un biologiste affirme que toute la pensée est contenue dans la structure du cerveau, il pose une définition qui n'a rien de nécessaire logiquement la biologie aura du mal à discriminer entre un organe nécessaire et un organe nécessaire et suffisant. En général, de nos jours en sciences, on préfère éviter l'engagement ontologique et on dit qu'il s'agit de positions simplement méthodologiques. Pour ma part, je serais d'avis d'éviter ce genre de précautions et de plutôt s'appuyer sur des ontologies qui intègrent sans problème la "foi" scientifique mais je crois que c'est une chose à reconstruire à partir d'une position qui échappe à la problématique phénoménologique, c'est-à-dire qui ne dise pas que ce sur quoi travaillent les sciences est une "apparence", un phénomène "ce qui apparait à la conscience". Comme disait Deleuze, l'important en philosophie c'est la manière dont on pose le problème. Si il faut aux sciences une conception naturaliste, réaliste, déterministe ni hasard ni miracle, désubjectivée "objective" alors il faut sortir de l'idée kantienne que les sciences étudient des phénomènes. On peut tourner en rond sur le problème de la conscience en MQ tout simplement parce qu'on a posé d'emblée qu'on s'occupait de phénomènes et que la conscience est une instance de définition de tout phénomène. C'est un peu comme être au pôle nord et chercher le nord avec une boussole, on ne sait pas où aller parce qu'on est toujours déjà dans ce qui fonde les moyens de recherche, on ne peut pas expliquer scientifiquement la conscience si on la définit comme fondement du phénoménal et que les sciences étudient des phénomènes. J'ai mis "métaphysique" entre guillemets parce que Heidegger en fait un usage technique relativement précis en lien avec l'histoire de la philosophie ce qui est considéré comme "métaphysique" change selon les cadres de pensée. Je suis d'accord avec lui qu'il faut dépasser la métaphysique sauf que sa manière de le faire renvoie à une sorte d'arrêt de la pensée rationnelle pour une "contemplation" d'un mystère existentiel le Mystique wittgensteinien ?. L'autre manière de le faire est dans une sorte de méta-métaphysique, c'est-à-dire dans les actes philosophiques fondateurs qui posent des métaphysiques. De même qu'un logicien fait son choix d'axiomes, le philosophe fait son choix des éléments fondateurs pour penser le monde. Plutôt qu'une non-métaphysique, on peut aussi faire une multi-métaphysique, c'est-à-dire montrer comment s'articulent les métaphysiques. Par exemple, la MQ fonctionne en considérant de manière plus ou moins implicite qu'il n'y a pas d'observateur désengagé, que le physicien est acteur de l'expérience. Donc, autant prendre l'affirmation au sérieux, et abandonner l'idée que "ce qui apparaît à la conscience" est l'objet d'étude de la MQ puisque dans cette idée on a une conscience désengagée, un oeil transcendant l'expérience, en surplomb. Pour ma part, j'aurais tendance à considérer que l'ontologie adéquate serait une sorte d'éthologie plutôt qu'une phénoménologie l'être serait plutôt du côté du faire, une manière d'être serait une manière de faire et la conscience serait une manière de faire certaines opérations mémorisation, focalisation sélection d'une base, d'un intérêt, réflexivité, symbolisation le signe comme valant pour la chose etc.. Dans ce cadre, on ne cherche pas à tout expliquer à partir de la notion de base de phénomène, on explique la phénoménalité même à partir d'autres éléments même si ça perturbe les habitudes de pensée. Le point principal sera par exemple qu'il n'y a pas "la conscience", pas cette sorte d'écran où se projetterait le film du monde, mais une multiplicité d'opérateurs entrant dans les jeux de langage, les comportements moteurs etc. qu'on met sous l'attribut "conscient". Au lieu de dire qu'il faut une conscience pour qu'une superposition d'état soit déterminée à un état, on pourra par exemple dire qu'il y a une opération de prédiction qui est production d'un "algorithme" déterminé valant pour l'ensemble des données enregistrées et cette même opération d'enregistrement. Que ce soit un polariseur, un détecteur, un cerveau humain etc., tout cela est un opérateur d'enregistrement qui vaut pour "projecteur de la fonction d'onde" dans sa relation à l'"algorithme" prédictif où on a condensé un espace-temps déterminé passé la mémoire des n résultats passés avec le même dispositif. On est dans un déterminisme ontologique, un naturalisme pas de miracle, une désubjectivation "objectivité" en ce qu'un Sujet n'est pas plus nécessaire qu'un détecteur qui a cependant pour coût la perte du prestige pour l'homme d'être l'être pensant par excellence. Un polariseur, un détecteur, un disque dur etc., ça pense aussi, c'est-à-dire que ça réalise à sa manière une part des comportements associés à "penser" dans le langage commun, et les actes de pensée qui pour l'heure ne sont pas reproductible par autre chose qu'un humain ne lui sont pas pour autant réservés. Rien n'interdit en droit que tout ce que l'on fait puisse être fait par d'autres êtres, qu'il y ait des mathématiciens posant des axiomes, des philosophes fondant des métaphysiques ou des Roméo tombant amoureux à partir d'un agencement de métal et de plastique. La spécificité de l'homme n'est plus dans la pensée ou la conscience, elle est dans ses intérêts propres, dans un rapport au monde spécifique impliqué par la constitution des êtres, leur nature, dans ce qui fait qu'un robot cherchera une prise électrique pour s'alimenter là où un humain cherchera un steack-frite. La perte d'humanité qu'implique la mécanisation et qui inquiétait à juste titre Heidegger, est d'emblée conjurée par cette éthologie qui devient éthique, c'est-à-dire le souci d'un comportement adapté à la nature spécifique des êtres laquelle fonde en raison leurs désirs, besoins, attentes propres, leurs relations aux autres êtres. La raison n'est plus vue comme menant à une mécanisation instrumentaliste de l'humain mais au contraire comme impulsant un souci des manières adéquates d'être et de faire les choses dès lors que l'être et le faire sont liés. Pour être un rien polémique et généralisateur, je dirais même que les pensées basées sur l'observation, l'oeil de la conscience, tendent à produire des morales du jugement où on approuve et condamne de loin sans grand souci du désir de l'autre avec de grandes lois transcendantes tandis que les pensées basées sur l'action, le faire, tendent à produire des éthiques de l'engagement où on cherche les bonnes relations dans la diversité des goûts, désirs, intérêts, dans une jurisprudence pragmatique. Cest très vaste comme concept, car le contexte peut aussi bien désigner la forme du tutoiement, quand il est écrit, le ton quand la discussion est orale, les gestes Download Free PDFDownload Free PDFDownload Free PDFGilles HanusThis PaperA short summary of this paper37 Full PDFs related to this paperDownloadPDF PackPeople also downloaded these PDFsPeople also downloaded these free PDFsPeople also downloaded these free PDFsEntretien avec Volkan Çelebi sur la pensée d'E. 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Sauf bien entendu quelques personnes âgées qui pourraient interpréter Tutoyer ou vouvoyer Le tutoiement se généralise de plus en plus. Salué par les uns comme un progrès bienvenu, il est vécu par d’autres de façon incommode. Quelle différence existe-t-il donc entre les deux manières de s’adresser à son entourage ? Peut-on les utiliser indifféremment ou marquent-elles respectivement un autre genre de relation ? Notre langage, un révélateur de notre état intérieur L’humanité évolue depuis de nombreux millénaires et ses membres ont acquis une certaine conscience d’eux-mêmes qui leur font utiliser tout naturellement aujourd'hui le mot je» pour se désigner. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Dans le passé lointain, l’être humain n’était pas conscient, comme il l’est aujourd’hui, d’être une individualité distincte de son entourage - la nature - et des autres membres de sa communauté, sa tribu. Il vivait en osmose totale avec eux et ce n’est que peu à peu qu’il s’en est extrait, pour devenir une personnalité consciente d’elle-même et de ses différences par rapport aux autres, et par là, consciente des répercussions que pouvaient avoir ses actes sur son environnement et ses semblables. Cette évolution de l’inconscience vers plus de conscience s’est faite progressivement et s’est tout naturellement reflétée dans l’évolution de la langue. On peut ainsi constater que dans les langues anciennes, le mot je » est très peu employé en tant que terme isolé. Incorporé dans le verbe et placé comme terminaison de celui-ci, il ne figurait pas de manière distincte dans la conjugaison comme c’est le cas de nos jours. Ce n’est que bien plus tard qu’il fut séparé du verbe et placé avant lui pour désigner celui qui est le moteur de l’action décrite par le verbe. Cette lente prise de conscience du moi peut aussi être observée de façon condensée dans l’enfance de l’être humain actuel. Dans leur jeune âge, les enfants n’utilisent pas le mot je, mais se désignent par leur nom ou un dérivé de celui-ci. Ils disent par exemple Jean veut une pomme» et non je veux une pomme», comme ils le feront au stade suivant. Bien que la prise de conscience du soi ne soit pas la même chez un enfant que chez un adulte mature et responsable - et non seulement conscient d’exister mais conscient de ses actes - le mot je» est utilisé dans les deux cas. Ce prénom personnel n’est donc plus en mesure de révéler la différence de maturité ; le langage cependant la distingue par un autre biais par l’emploi du tu et du vous. En effet, si l’enfant commence par tutoyer tout le monde, il apprend bientôt qu’il y a des personnes à qui l’on ne peut s’adresser ainsi et qu’il faut vouvoyer. Le passage du tu» au vous» marque ainsi une évolution de la perception de ses relations avec son entourage, car il ne peut se comporter de manière identique lorsqu’il tutoie ou vouvoie. Cette évolution est également visible historiquement. Si dans le passé le tutoiement était le plus courant, il fallut attendre le 16e siècle pour que le vous s’impose. Pendant la Renaissance, c’est le vous qui était utilisé et on ne tutoyait que les domestiques. Le siècle suivant, sous l’influence de Rousseau, le tutoiement rentra à nouveau dans les usages, et plus encore après la Révolution au nom de l’égalité. Mais si les hommes sont égaux devant les lois, le sont-ils en eux-mêmes ? L’apparition de la bourgeoisie, - on tutoie toujours plus dans les milieux populaires que bourgeois - rendit au vous une place prépondérante. C’est probablement à partir des années 1960 révolution hippie, mai 68,... qu’il succomba, pour laisser à nouveau une place plus importante au tutoiement. Il est généralement admis que l’on tutoie les personnes auxquelles on est uni par des liens étroits de parenté, d’amitié ou de camaraderie. Le tu» est donc employé dans les relations caractérisées par la proximité, l’intimité, l’affinité. Dans l’intimité du foyer, l’enfant tutoie ses parents, ses frères et sœurs, car ce sont ses proches et qu’il est en relation constante avec eux. Mais ce tutoiement qu’il étend d’abord sans distinction à tous ceux qu’il rencontre le facteur, l’épicier, les voisins,... prend un jour fin. Il découvre qu’il y a des relations qui ne sont pas du même type que celle du milieu familial, et qu’il existe un intérieur et un extérieur. Avec les gens de l’extérieur, les relations ne sont pas proches ou intimes. Le maître d’école, l’épicier,... font partie de l’extérieur ». Ils ne sont pas liés à la famille et sont d’un genre d'approche différent. Le tu» implique effectivement une certaine relation de dépendance. L’enfant est dépendant de ses parents et ceux-ci également de lui, puisqu’ils ne peuvent disposer entièrement d’eux-mêmes. Leurs décisions sont dépendantes des devoirs qu’ils doivent remplir envers lui. Le tu réciproque est donc bien de mise dans cette relation caractérisée par des liens si étroits. Les enfants se tutoient. Existe-t-il donc un lien entre eux ? Bien qu’ils aient chacun leur caractère, les enfants sont en affinité ou proches les uns des autres. Ils le sont car ils sont tous des personnalités non encore pleinement affirmées ou indépendantes, comme elles pourraient l’être une fois adulte. Ils ne sont pas encore responsables d’eux-mêmes. Le tutoiement, qui correspond à cet état, est donc tout naturel. A certaines époques, les parents vouvoyaient leurs enfants, mais cette pratique pousse les enfants dans un rôle - celui d’êtres indépendants et responsables - qu’ils ne sont pas encore en mesure d’assurer pleinement. De façon générale, le tutoiement des enfants par les adultes doit lui aussi prendre fin un jour. Le passage du tutoiement au vouvoiement se fait dans la période de l’adolescence, quand l’esprit perce vraiment et que l’âge de la pleine conscience de soi et de ses responsabilités approche. Effectivement, pendant l’adolescence, la personne devient une personnalité à part entière. Elle cesse d’être non-responsable et dépendante. C'est l'époque à laquelle le jeune homme ou la jeune fille quitte le nid familial pour voler de ses propres ailes. Le passage à l’état de pleine maturité ne se fait pas du jour au lendemain, mais progressivement. Lorsque celui-ci est atteint, les jeunes gens sont heureux d'être vouvoyés par les adultes, parce que cela est conforme à ce qu'ils ressentent intérieurement. C'est seulement lorsque cet état n'est pas encore atteint qu'ils préfèrent en rester au tu». Si comme nous l'avons abordé le tutoiement caractérise une relation proche, intime dans laquelle il y a une affinité, le vouvoiement indique que les deux interlocuteurs sont différents, indépendants l’un de l’autre. Le vous marque certes une certaine distance, mais celle-ci ne résulte pas d'un jugement de valeur négatif ni ne l'implique. Au contraire, elle exprime le respect de l’autre. Celui-ci est considéré comme un être à part entière à qui l’on doit le respect. Cela se révèle nettement, car chaque fois que l’on veut contester la dignité d’un adulte ou sa valeur, le vous est abandonné pour le tu. Par exemple, les remontrances lancées contre un automobiliste indélicat se font sur le mode du tutoiement. Jadis les serviteurs étaient tutoyés pour marquer la différence hiérarchique. C’est d’ailleurs bien parce qu’on ne leur accorde pas encore la responsabilité que les adultes tutoient les enfants. Certains parents les vouvoient quand ils les grondent pour essayer de faire appel à leur sens du devoir et des responsabilités. Le vouvoiement reconnaît à l’autre le droit d’être indépendant et de décider librement de la manière dont il veut mener sa vie. Le vouvoiement est ainsi en relation avec le libre arbitre de l’être humain, cette faculté qui réside dans l’esprit et qui lui donne la possibilité de choisir, sans être influencé, ce qu’il veut penser, dire et faire. Mais à cette liberté de choix est associée la responsabilité des décisions prises. Le libre arbitre ne peut donc pas être le propre des enfants. Il ne devient effectif que chez les jeunes gens, à la fin de l’adolescence, autrement dit précisément à la période où le jeune homme ou la jeune fille commence à être vouvoyé ! Chaque adulte devrait être heureux de l’existence du vouvoiement, car le genre de relation qu’engendre le vous lui permet non seulement de garder sa propre indépendance et sa liberté par rapport aux autres, mais également d’être respecté dans son propre désir d’indépendance et de liberté. Que se passe-t-il en effet lorsqu’un inconnu nous aborde et nous tutoie sans autorisation ? Nous sommes surpris et ressentons intérieurement un mal-être car les limites ne sont plus respectées, un certain respect disparaît et nous sommes privés de la liberté de choisir entre la relation de tutoiement et de vouvoiement. Le fait que chacun de nous soit un je» différent, réside dans l’existence du libre arbitre. C’est grâce à lui que nous décidons, de manière tout à fait personnelle, ce que nous voulons faire de nous-même et comment nous allons le faire. Les expériences vécues que nous faisons, et qui résultent de nos libres choix, façonnent alors peu à peu notre personnalité de façon particulière. Elle est particulière, car elle résulte forcément d’une combinaison de désirs et de décisions différente de celle des autres. Pour bénéficier pleinement de sa propre faculté de libre décision et pouvoir évoluer en conséquence, il faut éviter de la limiter de quelque façon que ce soit. Il est donc nécessaire de garder toute son indépendance, son droit à être différent, donc à être soi-même, ce qui, comme nous l’avons vu, n’est possible - chez les personnes possédant le libre arbitre, c’est-à-dire les adultes - que grâce au... vouvoiement. Mais alors pourquoi le tutoiement se généralise-t-il de nos jours ? Le tutoiement entre adultes Le tutoiement entre adultes est légitime dans les relations étroites où les deux êtres en présence sont très proches et en affinité. Ces conditions sont avant tout remplies dans le mariage. Dans le mariage, le tu, et non le vous, se justifie car décidant d’évoluer ensemble en s’aidant mutuellement, les époux ont volontairement choisi de céder une partie de leur indépendance pour unir leur destin. Le vouvoiement entre époux montrerait donc le contraire. Il était très courant à une époque mais, en ce temps là, les mariages étaient souvent des mariages arrangés ou de raison. Le tutoiement implique une liaison étroite avec l’autre. Cette liaison est-elle si courante que le tutoiement doive se généraliser comme il le fait actuellement ? Y a-t-il vraiment une liaison étroite, une intimité et une communauté de destin entre tous les gens qui se tutoient les collègues de travail, les membres d’un club, les connaissances, les voisins, etc. ? Le tutoiement est considéré actuellement comme un signe de grand progrès et de maturité d’esprit, mais en examinant de plus près les situations où l’on se tutoie, on peut constater que ce n’est pas le cas. Les adultes qui s’y livrent perdent quelque chose et ils y recourent plus comme à une solution de facilité que comme à un vrai moyen de s’affirmer et de progresser. Le tutoiement sur le lieu de travail, dans un club de sport ou tout autre groupe, permet d’éviter de se démarquer des autres. Il donne la possibilité de se fondre dans le groupe, d’avoir l’impression de lui appartenir. On y est ainsi accepté presque automatiquement et sans effort, comme dans une grande... famille ! La famille, qui, comme nous l’avons vu, est bien le lieu où l’on se tutoie ! Au cours d’une soirée, le tutoiement d’inconnus qui viennent d’être présentés permet de baisser la garde». De cette façon, la plus grande responsabilité de ce que l’on dit, et la manière de se comporter qu’implique le vouvoiement, tombent avec le tutoiement. Le tutoiement place les adultes dans une situation similaire à celle qu’ils ont connue dans leur enfance, celle de camarades encore non-responsables, où tout est à peu près permis, puisque rien n’est vraiment sérieux ni ne porte à conséquence. Cette sorte de refus d’être un adulte peut probablement être mis en relation avec le désir de nombreuses personnes d’un certain âge d’aujourd’hui qui cherchent à tout prix à paraître jeune, que ce soit dans leur manière de parler, de s’habiller ou d’occuper leurs loisirs. Que le tutoiement permette de gommer les différences, de se débarrasser de ses responsabilités et de se donner à bon compte le sentiment d’appartenir à une grande famille est au fond bien connu et utilisé consciemment par certains. Un célèbre organisateur de voyages par exemple, impose volontairement le tutoiement dans ses villages de vacances. Les vacanciers, qui ne se connaissent pas au départ, se rapprochent très vite, perdent leurs inhibitions, fraternisent et se fondent avant peu dans la joyeuse inconscience du groupe. Agir en connaissance de cause En étant prête à céder une part de son indépendance aux personnes tutoyées, la personne qui tutoie en perd forcément une partie. Celle-ci se trouve entre les mains de ses vis-à-vis. Le tutoiement lie donc les individus les uns aux autres. Cette liaison n’est pas anodine et il est difficile de s’en débarrasser. Etant doté du libre arbitre, l’être humain peut choisir de communiquer avec ses semblables en les vouvoyant ou en les tutoyant, mais au-delà de ce que cela révèle de lui, le choix qu’il effectue va faciliter ou non son évolution personnelle. Le tutoiement, sous ses apparences de facilité, engendre de nombreux problèmes, car en liant et en ouvrant des portes à toutes sortes d’influences extérieures, il entrave le libre arbitre. Le vouvoiement, lui, semble plus difficile, mais il facilite les choses, car il permet de conserver sa liberté intérieure et son indépendance. Christopher Vasey Article basé sur les connaissances du Message du Graal
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